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Rapport du comité Castonguay sur le financement du système de santé québécois |
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Joanne Marcotte,
Vice-présidente du Groupe de travail sur le financement du système de santé québécois (Comité Castonguay)
Réalisatrice du documentaire L’Illusion tranquille |
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Le Soleil
RAPPORT CASTONGUAY SUR LA SANTÉ Michel Venne exprime sa dissidence - Il en a particulièrement contre l'ouverture au privé
Samson, Claudette
Le remède proposé par le groupe Castonguay ne fait peut-être pas autant place au privé que l'avaient anticipé certains groupes, mais assez cependant pour que l'un de ses membres exprime sa dissidence.
L'ancien journaliste Michel Venne s'est inscrit en faux contre trois propositions :
1. la levée de l'interdiction faite aux médecins de pratiquer à la fois dans le privé et dans le public (pratique mixte); 2. une ouverture plus grande aux assurances privées; 3. confier à titre expérimental l'administration d'un ou de deux hôpitaux à des sociétés privées spécialisées en gestion.
Les deux autres membres du comité ont en effet ignoré la position traditionnelle du ministre de la Santé, Philippe Couillard, selon laquelle un médecin ne peut pratiquer à la fois sous le régime public et sous le régime privé. Ils proposent toutefois des "verrous" pour encadrer cette pratique, dont l'obligation pour un médecin de remplir d'abord ses responsabilités envers le système public. La pratique mixte serait par ailleurs interdite dans les territoires où il y a pénurie de médecins.
Selon Claude Castonguay, cela permettrait d'éviter que des spécialistes "se tournent les pouces" parce qu'ils ne disposent pas assez de temps opératoire dans le réseau public. Lui et Joanne Marcotte proposent également d'étendre le droit de recourir aux assurances privées pour d'autres interventions que celles liées au remplacement de la hanche ou du genou ou aux cataractes.
Michel Venne, lui, voit dans ces deux mesures un danger que trop de médecins optent pour la pratique privée, dans un contexte de pénurie. L'étanchéité entre le privé et le public et un recours limité aux assurances privées sont deux moyens de contrôle du ministre sur l'offre de services privés, qu'il faut conserver, dit-il.
La troisième proposition a quant à elle pour but d'expérimenter de nouveaux modes de gestion au sein d'hôpitaux sans but lucratif. Mais selon M. Venne, elle risque plutôt d'être perçue comme un désaveu dans une période où il importe de mobiliser tous les acteurs du système.
Il rappelle par ailleurs que le privé est déjà bien présent, avec 80 % des services de première ligne offerts en cabinet. |
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