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Rapport du comité Castonguay sur le financement du système de santé québécois |
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Joanne Marcotte,
Vice-présidente du Groupe de travail sur le financement du système de santé québécois (Comité Castonguay)
Réalisatrice du documentaire L’Illusion tranquille |
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Que pensez-vous de la dissidence de Michel Venne? (voir clip)
Je veux offrir ici une réponse aux gens qui me demandent ce que je pense de la dissidence de Michel Venne, une personne pour qui j’ai, par ailleurs, un très grand respect.
Tout d’abord, Michel Venne croit que trois recommandations innovatrices du rapport (mixité de la pratique, ouverture à l’assurance privée et introduction de nouveaux modes de gestion des établissements) représentent des accros à la logique d’ensemble du rapport.
Je ne suis pas de cet avis. Au contraire, il me semble justement que la logique veuille que l’on assure la pérennité système de santé en jouant sur plusieurs tableaux :
· En rendant le secteur public plus productif; · En complétant l’offre publique par une offre supplémentaire de services, qu’elle provienne du privé avec ou sans but lucratif, du mouvement coopératif ou de l’économie sociale.
Par ailleurs, Michel Venne estime qu’il s’agit d’un rapport pro-public. Là encore, je diverge d’opinion. Il ne s’agit ni d’un rapport ni pro-public, ni pro-privé. Ce rapport est, à mes yeux, un rapport pro-santé. Il faut en finir avec ce débat idéologique qui divise, qui est démagogique et contre-productif.
De plus, Michel Venne prétend qu’il faut établir, de façon sans équivoque, la priorité au système public et mettre en place un encadrement clair de l’offre privée. C’est fait. Sachez que la préservation d’un régime public universel a été une préoccupation de tous les instants.
Cependant, attention: régime public universel n'est pas synonyme de monopole du secteur public dans la prestation des services. Quant à la mixité de la pratique médicale, elle est déjà très bien balisée par plusieurs recommandations du rapport.
Finalement, Michel Venne craint que nous ne démobilisions les effectifs du secteur public. En fait, je crois sincèrement que l’exploration d’avenues différentes provenant des communautés, du milieu coopératif, du privé avec ou sans but lucratif, ou encore du monde l’économie sociale aura un effet motivant. Une société dynamique, c'est une société qui permet La liberté de choix impose qu’on laisse aux professionnels toute la latitude de remodeler leurs environnements de travail, ce qui constitue un incitatif des plus stimulant et motivant.
Bref, vouloir perpétuer le faux débat public-privé est à mon avis contre-productif. |
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Clip vidéo |